Porto Vecchio

Porto Vecchio, troisième commune de Corse en population et en superficie après Bastia et Ajaccio, est une station balnéaire située sur la côte sud-est de la Corse. Elle est dominée à l'ouest par les reliefs de l'Ospédale et de la Cagna qui sont le prolongement méridional extrême du massif du Mont Incudine. La ville est bordée à l'est par la mer Tyrrhénienne.

Hautement réputée pour ses plages de sable blanc et fin (Cala Rossa, Palombaggia, Santa Giulia, Pinarello, St Cyprien) et ses rivières et cascades, la cité génoise possède des marais salants d'une dizaine d’hectares, aujourd'hui à l'abandon, qui produisaient environ 1 000 tonnes de sel par an destinées essentiellement à un usage industriel.

Le port actuel fut sans doute fondé ou repris par les grecs de Syracuse au vie siècle av. J.-C. et se situe à l'emplacement du « Portus Syracusanus » romain.

La région, pourtant fertile, est désertée au haut-moyen âge en raison du paludisme qui l'infeste ainsi que des persécutions des colons génois installés dans la cité de Bonifacio. Du XII ème au XVI ème siècle, les seigneurs de la Rocca conservent cette contrée sous leur autorité, et les populations autochtones résidant à la montagne continuent à y mener leur bétail durant l’hiver.

Après le passage de la seigneurie de la Rocca sous l'administration directe de la Banque de Saint Georges, les génois, en quête de terres agricoles pour la production de céréales, y fondent une colonie et font construire une forteresse dont demeurent de nombreux bastions (1539) afin de se protéger des Barbares. Destinée à être un chef-lieu de juridiction et à permettre la mise en valeur de la plaine, la colonie génoise de Porto-Vecchio se révèle être un échec : du fait du paludisme, de la menace permanente des corsaires turcs mouillant à proximité et de la résistance des corses, la cité est plusieurs fois abandonnée. Après diverses tentatives de peuplement, la République de Gênes décide de favoriser l'installation dans la citadelle des familles insulaires originaires de la montagne, et du village de Quenza particulièrement.

Dans le courant du XVII ème siècle, Porto-Vecchio est de fait peuplée par les populations montagnardes. Cependant la très grande majorité des habitants continuèrent durant des générations à regagner la montagne durant l'été, fuyant le paludisme et empêchant de ce fait un développement réel du lieu.

Restée longtemps une petite bourgade par rapport à d'autres villes du sud de la Corse, Sartène ou Bonifacio, elle a bénéficié de l'assainissement des marécages après la seconde guerre mondiale, et connu un développement significatif dans les années 1950 (électrification, réalisation d’un réseau d’égouts, aménagements urbains, ferroviaires et routiers, construction des abattoirs publics et d’un groupe scolaire…) pour devenir un centre touristique majeur depuis les années 1980, avec la construction de l'aéroport de Figari notamment.

Porto Vecchio est situé sur le 42ème parallèle nord (comme Barcelone et Rome) et bénéficie d’un fort rayonnement solaire avec un ensoleillement de 2700 h/an et des températures élevées l’été et douces l’hiver. Les précipitations à Porto Vecchio sont moins abondantes qu’en montagne et se présentent sous la forme d’averses courtes mais soutenues avec des pics en automne et au printemps.